Notre amie la rose Centifolia...

Sur la coupole du temple de l’Amour du Petit Trianon — la dernière demeure de Marie-Antoinette — couronnes de rose centifolia et flèches liées de rubans composent le thème décoratif. L’Histoire rapporte que la dernière Reine de France, réputée pour ses élans romantiques, raffolait de l’enivrant parfum de ces roses exceptionnelles.

Célèbre malgré son origine inconnue, la rose Centifolia est surnommée la « rose chou ». Profonde et globuleuse, la fleur est prisée des peintres hollandais du XVIIIe siècle qui la représentent volontiers dans leurs natures mortes ou leurs portraits romantiques. Néanmoins, ce sont les parfumeurs qui lui ont voué une adoration sans faille, tant son parfum puissant s’inscrit irrémédiablement dans les mémoires.

Sa floraison n’ayant lieu qu’en mai et juin, la belle se fait désirer. En outre, le climat grassois semble lui convenir le mieux — au sein de la capitale mondiale des parfums, la rose Centifolia et devenue, en compagnie du jasmin, ambassadrice de la ville. En témoigne la grande fête annuelle ExpoRose qui lui est consacrée depuis 50 ans.

 

La fleur du parfumeur

Parmi les 3000 existantes, le parfumeur n’utilise que deux variétés de roses : la Rose Centifolia — soit la rose aux cent feuilles ou rose de mai — et la rose bulgare, dite damascena. La Rose Centifolia possède une odeur typique : herbacée, avec son aspect de pétale séché et de foin, voire henné. Humide, poudrée et extrêmement gourmande, elle constitue un cadeau du ciel pour les créateurs de fragrances ! Au gré des moments de la journée, elle peut diffuser des senteurs de miel, de musc, de citron, d’abricot, de thé ou de framboise. Hérités des Arabes, les premiers essais de distillation ont lieu au XIIIe siècle en France, à Montpellier, sous la direction du médecin et chimiste Arnaud de Villeneuve. Lors des baptêmes, l’eau de rose fait alors l’objet d’une consommation généreuse. Au XVIIIe siècle, elle entre enfin dans l’univers de la toilette féminine avec les premières eaux de senteurs appelées Eau céleste, Eau de dames ou encore Eau divine.

 

Un retour en grâce

Très populaires dans les années 1980, les parfums à base de Rose reviennent aujourd’hui en odeur de sainteté au sein de la haute parfumerie contemporaine. « La rose trouve sa place dans toutes les familles olfactives. Elle s’épanouit aussi bien en note de fond, de cœur ou de tête. Ingrédient riche aux multiples facettes, elle se prête à des jeux infinis. Qu’il s’agisse d’un jus féminin, masculin ou unisexe, je peux la rendre fraîche, boisée, poudrée et même fruitée » révèle Geoffrey Nejman, directeur olfactif chez M. Micallef. « La Rose Centifolia constitue un ingrédient majeur dans nos partitions olfactives. De nos best-sellers masculins tels que Royal Vintage à notre grand classique poudré féminin Mon Parfum Pearl en passant par nos musts Royal Muska, Pure Extrême et notre Secrets of Love Collection, nous faisons d’autant plus volontiers appel à sa magie que nous avons le privilège d’utiliser nos propres fleurs récoltées à quelques pas de notre usine-atelier. De la fleur au flacon : telle est notre devise pour vous faire voir la vie en rose » !

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